L'Inrae en Auvergne étudie l'impact de nouvelles rations alimentaires sur les émissions de méthane des bovins. Cette recherche, menée dans une ferme expérimentale près de Clermont-Ferrand, vise à réduire les émissions de méthane des bovins, un gaz à effet de serre puissant, en modifiant leur alimentation. Les chercheurs observent les éructations des taurillons et vaches laitières pour évaluer l'efficacité de ces nouvelles rations.
Organe sur puce : un consortium se lance sur un modèle de peau 3D pour tester la sensibilisation cutanée
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Un consortium d’acteurs de la santé en Auvergne Rhône-Alpes développe un modèle de peau 3D innervé et immunocompétent pour réduire l'utilisation d'animaux dans les tests expérimentaux. En 2024, 1,3 million d'animaux ont été utilisés en France pour des tests divers, notamment en recherche fondamentale et pour des essais de qualité-innocuité. Le projet Envol vise à créer une alternative aux tests sur animaux en utilisant une puce microfluidique. Ce projet, soutenu par le plan France 2030, est porté par trois acteurs régionaux : Icare, MGA Medtech et le laboratoire LBT.
le 09/04/2026 par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes - économie
Cori, ce robot qui crée des prothèses médicales en 3D
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Le Pôle Santé République de Clermont-Ferrand utilise un robot nommé Cori pour les opérations de pose de prothèses de genou et de hanche, une première en France. Ce robot aide à préparer l'articulation avec précision grâce à une modélisation en 3D, sans besoin de scanner ou d'IRM. Il permet de mieux adapter l'implant à la morphologie du patient, améliorant ainsi la récupération post-opératoire. Depuis un an, plus de 130 prothèses de genou ont été posées avec l'aide de Cori, et récemment, il est également utilisé pour les prothèses de hanche. Le robot génère des rapports d'intervention pour améliorer le suivi des patients.
Capillum collecte des cheveux dans des salons de coiffure pour les transformer en produits finis. Fondée en 2019, l'entreprise a déjà fédéré 6 000 salons partenaires et collecte entre 15 et 20 tonnes de cheveux par mois. Initialement utilisés en agriculture, les cheveux sont désormais exploités pour des applications textiles, notamment des doudounes. Capillum lance une campagne de précommandes pour valider la viabilité économique de ce projet et structurer une filière locale en Auvergne-Rhône-Alpes.
Sur le site deConstelliumàIssoire,40 millions d’euros d’investissementset un projet inédit de recyclage des avions ouvrent la voie à une nouvelle ère industrielle, plus circulaire et plus sobre en carbone (Photo/GCI)
En rachetant les parts détenues par le fonds SPI au capital de sa bioraffinerie mosellane Afyren Neoxy, pour 11,3 millions d’euros, la société clermontoise Afyren simplifie sa gouvernance.
Carbios traverse une crise majeure, marquée par une nouvelle vague de suppressions de postes. Entre tensions internes, départs en cascade et incertitudes sur ses projets industriels en France et en Chine, le spécialiste du recyclage des polymères plastiques et textiles voit son modèle fragilisé.
Le financement de l'usine de biorecyclage de Carbios à Longlaville demeure en suspens. La biotech auvergnate se laisse plus de temps, confiante dans la pertinence d'un tel outil industriel sur le territoire français. Pour réduire ses coûts, elle engage en parallèle un nouveau plan social.
Malgré l’annonce de la poursuite du projet d’usine à Longlaville, Carbios reste suspendue à de multiples inconnues. Bouclage financier inachevé, préventes insuffisantes et montage complexe entretiennent le flou autour de cette vitrine industrielle, dont la concrétisation dépend encore de conditions loin d’être réunies.
le 02/04/2026 par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes - économie
“C’est un effet d’annonce et de saupoudrage” : ce céréalier n’est pas convaincu par le déblocage d’un fonds de soutien
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La filière céréalière fait face à plusieurs chocs depuis trois ans. Le gouvernement vient de mettre en place un soutien exceptionnel de 40 millions aux exploitations COP, céréalières, oléagineuses et protéagineuses. Dans le Puy-de-Dôme comme dans toute la région Auvergne-Rhône-Alpes, chaque céréalier peut obtenir de 1 000 à 6 000 euros.