La DREETS publie les chiffres du chômage trimestriel régional, départemental et par zone d'emploi.
Au 1er trimestre 2026, l’emploi salarié diminue en Auvergne-Rhône-Alpes (-0,1% sur un trimestre), alors qu’il stagne en France hors Mayotte. Il diminue de 0,2% dans l’industrie et de 0,8% dans la construction. Il augmente de 0,1% dans le tertiaire non marchand. Il stagne dans le tertiaire marchand.
En cumul entre janvier et mars 2026, on dénombre, en moyenne, environ 93 300 équivalents-emplois à temps plein en Auvergne-Rhône-Alpes (44 % dans les services, 40 % dans l’industrie et 16 % dans la construction). Tous secteurs confondus, le volume d’ETP est en hausse de 1,2 % sur un an (- 1,2 % dans les services, + 4,2 % dans l’industrie, + 0,8 % dans la construction). Si l’on corrige des variations saisonnières, le volume d'ETP recule de 0,2 % sur un trimestre mais augmente de 0,9 % par rapport au 1er trimestre 2025.
Après l’Ile-de-France (environ 110 800 ETP), la région Auvergne-Rhône-Alpes se situe au deuxième rang des régions ayant le plus d’ETP intérimaires. Le volume d’ETP augmente également en Corse, en Occitanie, dans les Pays-de-la-Loire, en Normandie, dans les Hauts-de-France, et en Guyane. Il diminue dans les autres régions. Si l’on raisonne non plus en termes d’ETP, mais d’emplois intérimaires, la région en dénombre environ 102 520 au 1er trimestre 2026 (-0,5 % sur un trimestre, +1,8 % sur un an). Le taux de recours (rapport des intérimaires à l’emploi salarié, y compris intérim, en fin de trimestre) est de 3,1 % dans la région (-0,1 point sur le trimestre et stable sur un an).
Au 1er trimestre 2026, le secteur ayant le plus recours à l’intérim est la construction (8,3%), suivi de l’industrie (7,3%), du tertiaire marchand (2,7%), de l'agriculture (1,2%) et du tertiaire non marchand (0,5%).
Selon l’Insee, le taux de chômage du 1er trimestre 2026 en Auvergne-Rhône-Alpes (7 %) augmente de 0,1 point sur un trimestre (+0,2 point en France métropolitaine ; 7,9 %). C'est dans le Cantal que l'on trouve le taux de chômage le plus bas (4,7 %), à l'inverse de l'Allier (8,3 %).
En moyenne sur l'année 2025, le taux de chômage régional (6,6%) est inférieur de 0,9 point à celui de la France métropolitaine (7,5%). Six départements sur douze ont un taux de chômage inférieur à ceux de la région et de la France : le Cantal (4,5%), la Savoie (5,6%), la Haute-Loire (5,6%), la Haute-Savoie (5,7%), l'Ain (5,7%) et l'Isère (6,2%). A l'inverse, les taux des départements de l'Allier (8%), de la Drôme (7,9%), de l'Ardèche (7,8%) et de la Loire (7,8%) sont plus élevés que les niveaux régional et national. Ceux du Rhône et du Puy-de-Dôme (7% et 6,7% respectivement) sont compris entre le taux régional et le taux national.
En 2023, plus de 45 millions d’heures de travail ont été réalisées par des saisonniers en Auvergne-Rhône-Alpes, soit 19 % du volume français, classant la région au premier rang. La part de l’emploi saisonnier dans l’emploi total de la région (5,5 %) est toutefois moins elévée que dans les régions du sud de la France (notamment la Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie). Les activités saisonnières sont souvent liées au tourisme. Ainsi, plus de la moitié des heures de travail saisonnier de la région s’effectuent dans l’hebergement-restauration. Le recours à cette forme d’emploi s’observe néanmoins dans tous les secteurs de l’économie. Au sein de la région, le profil des territoires explique localement le poids et les caractéristiques de l’emploi saisonnier. L’étude publiée par l’Insee et la Dreets en 2022 met en évidence quatre catégories d’espaces en Auvergne-Rhône-Alpes : les zones de montagne où le tourisme hivernal génère une part importante de l’emploi saisonnier régional, les terres agricoles, les zones où s’est développé un tourisme vert estival, et les zones urbaines aux multiples activités de saisonnalités différentes.
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