Chaque semestre, retrouvez notre baromètre de conjoncture issu d'une enquête auprès des entreprises du Puy-de-Dôme.
En janvier dernier, nous appelions à simplifier, stabiliser et investir. Six mois plus tard, le constat reste préoccupant : le premier semestre 2026 a été difficile pour une majorité d'entreprises et les perspectives pour la fin de l'année ne laissent entrevoir aucune amélioration significative, bien au contraire.
Pourtant, au-delà des difficultés économiques réelles, un autre phénomène interpelle. Depuis plusieurs années, les entreprises évoluent dans un climat d'incertitude permanent : crises successives, tensions géopolitiques, instabilité politique, débats budgétaires à répétition et déjà les premières batailles en vue de l'élection présidentielle de 2027 se profilent. Dans ce contexte, les discours alarmistes occupent une place croissante dans l'espace public. À force de mettre l'accent sur les risques et les crises, c'est la confiance des acteurs économiques qui s’érode, nourrissant un attentisme préjudiciable à l'activité économique.
Or l'économie repose aussi sur un facteur essentiel : la confiance.
Quand les ménages doutent, ils reportent leurs achats. Quand les entreprises doutent, elles retardent leurs investissements, leurs recrutements ou leurs projets de développement. Peu à peu, l'attentisme s'installe et finit par produire les effets qu'il redoutait. Une économie ne se développe pas durablement dans un climat de crainte permanente. Les chefs d'entreprise du Puy-de-Dôme et d’ailleurs, démontrent quotidiennement leur capacité d'adaptation. Ce qui leur manque aujourd'hui, c'est avant tout de la stabilité, de la visibilité et de la sérénité pour investir, recruter et développer leur activité.
La confiance n'est pas un sujet secondaire. Elle est le carburant de l'économie. Et chacun, responsable politique, acteur économique et média, porte une part de responsabilité dans sa préservation. Le monde est déjà suffisamment instable pour ne pas y ajouter une dose supplémentaire d'anxiété. À l'aube de 2027, l’apaisement et la confiance pourraient bien être les meilleures politiques économiques.
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