En Auvergne-Rhône-Alpes, 642 900 personnes sont inscrites à France Travail et n’ont exercé aucune activité professionnelle ou une activité réduite (catégories A, B et C) au 3ème trimestre 2026. Cela correspond à une augmentation de 0,3 % sur un trimestre, une fois les variations saisonnières corrigées, sensiblement moins forte que l’évolution sur l’ensemble de la France hors Mayotte (+0,8 %). Sur un an, la hausse est assez forte (+1,7 %) en Auvergne-Rhône-Alpes mais là encore c’est moins qu’au niveau national (+ 2,4 %).
L’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi concerne surtout les jeunes (+1,0 % de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans sur le trimestre et +3,5 % en un an) alors que nombre de demandeurs d’emploi expérimentés (50 ans et plus) est assez stable. Les personnes inscrites depuis longtemps sont plus nombreuses : sur un an, + 6,3 % de demandeurs d’emplois inscrits depuis 12 mois ou plus, alors que les demandeurs d’emploi qui ont moins d’un an d’ancienneté sont en diminution assez marquée sur les douze derniers mois (-1,8 %).
La demande d’emploi évolue de façon contrastée entre les territoires. En évolution annuelle, cinq départements voient une diminution du nombre de demandeurs d’emploi : -1,8 % dans la Loire et – 1,6 % dans le Cantal. Inversement, les plus fortes hausses sont dans le Rhône (+ 4,3 %), le Puy-de-Dôme (+2,4 %), l’Ain (+2,1 %) et la Haute-Savoie (+ 2,0 %).
Pour les demandeurs d’emploi de catégorie A (ceux qui n’ont exercé aucune activité), la tendance est similaire : ils sont un peu plus nombreux ce trimestre (+0,2 % sur le trimestre et +1,3 % sur un an), de même pour les inscrits dans les catégories B et C, c’est-à-dire des demandeurs d’emploi qui ont eu une activité réduite. C’est également une progression moindre que celle qu’on observe sur la France hors Mayotte (+0,9 % sur un trimestre et +2,1 % sur un an pour la catégorie A).
À ces demandeurs d’emploi s’ajoutent désormais 55 800 personnes inscrites en parcours social (catégorie F) et 32 100 en attente d’orientation (catégorie G). Cette dernière catégorie se résorbe progressivement au fur et à mesure de la mise en application de la loi pour le plein emploi (LPE).
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Retrouver les inscrits à France travail par département : Ain, Allier, Ardèche, Cantal, Drôme, Isère, Loire, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Rhône, Savoie, Haute-Savoie
Dans toute la publication, les résultats présentés sont des moyennes trimestrielles : les effectifs ou les flux pour les trois mois du trimestre considéré sont sommés puis divisés par trois. Les données de la STMT étant exhaustives, il n’existe pas, comme pour des données d’enquête, d’incertitude liée à l’échantillonnage.
Pour interpréter les variations trimestrielles d’un point de vue conjoncturel, il est nécessaire de neutraliser les mouvements récurrents et mécaniques liés à la saisonnalité et aux jours ouvrables ; les séries brutes sont donc corrigées des effets des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO). Les variations des séries CVS issues de la STMT peuvent refléter la tendance de moyen terme, principalement liée aux évolutions du marché du travail et à la conjoncture économique, ou des chocs ponctuels, dont les sources peuvent être variées (modifications dans la gestion des listes des inscrits par France Travail ou dans les comportements d’inscription, chocs ponctuels du marché du travail, imprécisions dans l’estimation des corrections des variations saisonnières, …). Parmi ces chocs ponctuels certains incidents et changements de procédure ont pu avoir un impact significatif sur les séries d’inscrits à France Travail.